L’Ostéopathie

L’ostéopathie a vu le jour aux États-Unis au XIXe siècle lorsque le Dr Andrew Taylor Still, fatigué de son incapacité à soulager les gens avec des prescriptions de médicaments, cherchait des alternatives de prise en charge.

En appliquant les principes de l’ingénierie et en cherchant à mieux appréhender la santé, il a exploré de nouvelles voies pour approfondir sa compréhension du corps humain, dans le but de prodiguer des soins plus efficaces.

Histoire et principe de l’ostéopathie

Le Dr Andrew Taylor Still est intimement convaincu que le corps de chaque être vivant est capable de se réparer seul. Il appuie son raisonnement sur le principe de l’homéostasie présent dans le corps humain, qui était à la même époque en train d’être découvert de l’autre côté de l’océan, par Claude Bernard.
L’homéostasie est l’ensemble des phénomènes qui permettent de maintenir l’équilibre d’un ou plusieurs systèmes, par un processus d’autorégulation.
Still est ainsi convaincu que le rôle du thérapeute et d’aider le patient à exploiter au mieux son propre système de réparation.
Fort de cette nouvelle philosophie,  Still affirmait que « Le devoir du praticien n’est pas de guérir le malade mais d’ajuster une partie ou l’ensemble du système afin que les fleuves de la vie puissent s’écouler et irriguer les champs desséchés ». 

Il fait allusion dans ce texte au système vasculaire, qui doit à nouveau vasculariser correctement certaines zones du corps pour aider les tissus à ciactriser.
Il recherchait alors la « lésion ostéopathique », qui selon lui empêche le bon déroulement du processus d’auto-réparation du corps de chaque patient. 

« L’art de la médecine consiste à distraire le malade pendant que la nature le guérit. »
Voltaire

L’ostéopathie en Europe, hier et aujourd’hui

Rapportée en Europe par un de ses disciples au début du XXème siècle, John Martin Littlejohn a fondé la British School of Ostéopathy. L’Ostéopathie s’est ensuite développée en Angleterre puis en France, pour y être réglementée en 2002. Depuis, seule une personne qualifiée, ayant validé un diplôme d’une institution approuvée par le Ministère de la Santé, est habilitée à exercer en tant qu’ostéopathe.

L’ostéopathie est également reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis 2000, qui la définie de la manière suivante :
« L’ostéopathie (également dénommée médecine ostéopathique) repose sur l’utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement. Elle prend en compte les relations entre le corps, l’esprit, la raison, la santé et la maladie. Elle place l’accent sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l’organisme à s’auto-guérir. »

L’ostéopathie repose sur l’utilisation de techniques manuelles variées visant à améliorer les fonctions physiologiques du corps. En s’attachant à corriger les dysfonctions somatiques, l’ostéopathe cherche à restaurer l’équilibre fonctionnel de l’organisme, en agissant sur le système musculo-squelettique, les articulations, les tissus myofasciaux ainsi que sur les systèmes vasculaire, lymphatique et nerveux qui leur sont associés.

Les ostéopathes utilisent leur connaissance des relations entre la structure et la fonction pour optimiser les capacités du corps à s’auto-réguler et à s’auto-guérir. Cette approche holistique de la prise en charge du patient est fondée sur le concept que l’être humain constitue une unité fonctionnelle dynamique, dans laquelle toutes les parties sont reliées entre elles.